

Parfum fraise, la nouvelle revenge song acidulée du trio Louise XIV, offre un univers pop rock mordant. La batterie électronique épouse la guitare post-punk et porte la voix tantôt chantée, tantôt scandée, oscillant de Yelle à Niagara. Une chanson libératrice, empouvoirante et malicieuse, avec toujours les claviers 80’s dans le refrain et une explosion hyperpop à la fin. Un titre indie rock sucré pour susurrer tendrement à l’oreille de ton ex toxique : “C’est pas parce que ton parfum est fruité que ton comportement pue pas la merde!”. Ici personne n’est dupe et tout le monde danse.

Second single de l’EP, Drive constitue l’un des sommets émotionnels du projet. Ella y raconte la traversée d’une épreuve, comparable à un hiver interminable. Le morceau aborde le deuil, la résignation, mais aussi la possibilité d’un renouveau, à l’image des saisons qui se succèdent. La métaphore de la conduite devient celle de l’apprentissage et de la reconstruction.

Ce deuxième EP Croque-monsieur est plus affirmé tant dans le discours que dans l’instrumentation. Le groupe offre un rock électronique déchaîné et sombre. De Mylène Farmer à Sexy Sushi en passant par les Yeah Yeah Yeahs, l’ambiance sonore est profonde. Voix réverbérée, basse distordue, guitare au chorus hypnotique, synthés analogiques, boîtes à rythmes et kicks techno. La recette est idéale pour un son pop indé aux influences techno, cold wave et disco. Avec un ton grave, ironique, mordant ou métaphorique, le trio aborde des thèmes tels que la santé mentale, le viol, la masculinité toxique, le militantisme ou les relations d’emprises. Leur volonté est simple : recouvrir le patriarcat d’une bonne dose de cheddar, et de l’écraser entre deux belles tranches de pain. Cet EP de nuit sort les crocs pour danser, rugir et s’insurger.

Morceaux choisis, le deuxième album de chansons électro techno de Poésie Chevalier, artiste bretonne, est prévu pour l’automne 2026. Sur la musique du duo de producteurs rennais Michaël Declerck (Her, Fischbach, Voyou, Kavinsky, Justice) et Bast Chelar (Crypto Monique, Carambolage), l’artiste quitte les rives de l’inspiration marine de son premier album pour s’atteler à une réflexion mythologico-amoureuse.
Inspirée par les poètes du XVIème siècle et leurs Blasons du corps féminin qui célèbrent des parties des femmes aimées et désirées, l’artiste, tout au long d’une dizaine de titres, renverse la perspective en proposant un regard désirant féminin sur le corps de l’homme qu’elle aime. On chemine ainsi avec elle, du corps à la pensée, de la passion à l’amour, du personnel à l’universel.
Poésie Chevalier s’accomplit pleinement sur scène. Si l’écriture poétique est son langage intime, les cérémonies païennes que sont devenues les concerts sont sa maison. Elle n’attend que son public pour partager la fête au banquet de ses doutes et de sa joie.

TH/S /S SH/T revient en 2026 pour son second album. À l’image des signes obliques de ΛV (prononcer lambda V) qui s’inversent et se reflètent, ce nouveau disque imbrique deux esthétiques qui n’étaient pas faites pour cohabiter : le rock et l’électro. Une recette propre à TH/S /S SH/T. Pour ce nouveau projet, TH/S /S SH/T décide de mener la production encore plus loin et de faire appel au réalisateur suédois Hans Olsson (Division of Laura Lee).

Autrice-compositrice-interprète franco-australienne basée à Paris, ELLA LEWIS grandit dans une famille de musiciens, au sein d’un environnement artistique qui façonne très tôt sa sensibilité. En 2022, Ella passe une année à Melbourne. Cette expérience marque un tournant : de retour à Paris, elle entame l’enregistrement des titres qui donneront naissance à son premier EP. Avec It’s Not Over, ELLA LEWIS dévoile cinq morceaux introspectifs, arrangés avec Nikola (MNE) et Simon- Gaspar Côte, sous la direction artistique de Guillaume de la Villéon.

Pour son deuxième album, CANCRE sublime son énergie rock avec une production plus léchée. Le trio de Morlaix a ainsi fait appel aux soins du réalisateur Nicolas Quéré (Jean-Louis Aubert, Arctic Monkeys, Nick Cave, Ben Mazué, Delgres...). Les montées rocks sont toujours présentes, les voix se parent d’effets modernes, le tout est poli par des arrangements raffinés. CANCRE assoit son style : des textes en français qu’il avait déjà explorés sur son précédent opus, marqués par des émotions à fleur de peau, une nostalgie tumultueuse et une énergie viscérale.

Membre fondateur des groupes Marquis de Sade, Senso, Octobre, Republik, ou Marquis, mentor des jeunes Daho et Obispo ; Indissociable du rock rennais des années 70 / 80, Frank Darcel symbolise pour beaucoup ce mouvement musical novateur. DA VIKEN, réunit les complices de la première heure et les amis pour un hommage à celui qui aura marqué la scène rock de manière indélébile.

Le Léopard de LOUISE XIV ne veut terrifier personne. Il ne veut pas courir le plus vite, ni régner sur la forêt, mais simplement vivre d’amour. Dans ce tout nouveau titre indie rock, le trio questionne les injonctions à la masculinité, en mêlant les influences de Phoenix ou encore Soulwax. Entre plumes de boa, crocs de strass et pelage de diamant, le splendide félin est la drag queen de la jungle.


MATMATAH se remet tout doucement de son 30ème anniversaire en renouant avec ses premières amours : réinterpréter les morceaux des autres. Le groupe aurait pu choisir la facilité et reprendre les morceaux chers à leurs débuts. C’est mal connaitre les lascars. Il fallait trouver un vrai concept pour justifier un tel projet. En résulte un ovni foisonnant, réjouissant, engagé, de 20 chansons écrites entre le 18ème et le 21ème siècle, interprétées dans pas moins de 10 langues européennes.

Avec Damoclès, troisième extrait de La Timidité des Arbres, LA MAISON TELLIER signe un antidote au cynisme contemporain. Derrière son apparente légèreté, le morceau démonte avec une tendresse insolente nos obsessions modernes : angoisse permanente, fatigue existentielle, fascination pour l’effondrement, victimisation à outrance et confort étrange du désespoir.

Une journée de travers, c’est la rencontre entre l’impertinence d’IZAE et la pop sur-excitée de LOUISE XIV. Entre BB Brunes, La Femme et Lescop, ce single de cuir et de paillettes mêle pop indé, post punk et chanson française. Instrumentation rock, boîte à rythme entraînante et candeur des voix, ce titre questionne : dans un monde où plus rien n’a de sens, pourquoi s’évertuer à marcher droit ?