Artiste

ALASKALASKA

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ALASKALASKA
Biography

The Dots est à la fois l’apogée de la période des premières expérimentations d’ALASKALASKA, et une toile vierge pour leur futur impossible à prédire. Un large spectre, composé de politiques identitaires et de découverte personnelle, et les façons dont ces caractéristiques nettement tranchées peuvent affecter votre cadre et votre situation, sont toutes en jeu sur l’album. « On se compare constamment à d’autres gens, que ce soit à la télévision ou sur les réseaux sociaux, dit producteur Fraser Rieley. Ce que les autres attendent de nous. C’est dur de ne pas y penser. »

« Le truc frustrant, dit la compositrice principale Lucinda Duarte-Holman au sujet de ce désir très présent de se comparer et se contraster avec les succès des autres, c’est que c’est pas du tout important ! Mais c’est tout le temps sous ton nez. »

Que ce soit la société de consommation (‘Bees’), la vulnérabilité (‘Skin’ et ‘Sweat’), la volonté d’être aimé (‘Arrows’), ou des ruminations sur la nature de la créativité elle-même ('Tough Love'), l’album traite des nombreuses intimités et idiosyncrasies qui composent le sentiment de soi d’un humain. ‘Moon’, Duarte-Holman explique encore, est au sujet de comment sa propre identité, et la façon dont elle se présente aux autres, est affectée par son cycle menstruel.

Écrit et enregistré entre le salon de Rieley et une configuration de studio plus traditionnelle et professionnelle (avec le coproducteur Tom Carmichael), le groupe a limité les prises de chaque partie à juste une poignée de tentatives pour essayer de retenir la spontanéité du moment ‘Eureka’ d’une première prise (« sinon on commence à perdre le focus, et on sent que c’est plus pareil »), il y a une essence d’exploration au centre de The Dots. « Pour la plupart des chansons, on a bâti par-dessus des pistes témoin qu’on avait – des démos rudimentaires, rêches, explique Rieley. Une grande partie de l’audio est prise de là, parce qu’on avait fait des trucs qu’on aimait, et qu’on ne pensait pas pouvoir reproduire. » C’est un processus qui aide The Dots à retenir son humanité, plutôt que de le perdre en rendant tout trop lisse. « Si ça marche, pourquoi s’en débarrasser ? Il semblait important qu’on garde cet élément là, dit Rieley. Parfois il y a de la beauté dans l’irrégularité, ajoute Duarte-Holman. On apprécie tous les bords rugueux – les parties qui font que ça grogne. »

The Dots est une affirmation de la beauté de ces éléments un peu plus rugueux. Des intimités sales et ternes de la condition humaine, aux heureux accidents musicaux et les enregistrements de salon qui ont survécu jusqu’au disque final, c’est une parution qui présente ALASKALASKA comme des maîtres à faire tourner le quotidien en quelque chose d’éblouissant. « Je pense que c’est toujours les choses les plus intéressantes, admet Rieley. Quand c’est accessible, mais qu’il y a quelque chose d’autre qui te perturbe, ou qui te met au défi. »

Chanteuse, guitariste et compositrice principale, Lucinda Duarte-Holman explique les origines du premier single de l’album : « ‘Moon’ est le récit des fluctuations (jeu de mots voulu) mensuels et cycliques de mon bien-être émotionnel et physique. C’est un aperçu de mes névroses. ‘Moon’ parle du syndrome prémenstruel. » Le single et son clip envoutant sont une introduction parfaite à la musicalité fluide, intelligente et totalement unique de The Dots.

Dirigé par Duarte-Holman et le bassiste et producteur Fraser Rieley, ALASKALASKA s’est formé en 2016 après que Duarte-Holman a présenté Rieley à ses amis Calum Duncan (guitariste), Fraser Smith (saxophoniste), et Gethin Jones (batteur). Les enregistrements qui s’en ont suivi - un premier EP éponyme et les singles ‘Meateater’ et ‘Monster’ en 2018 - associent une appréciation pour l’écriture de chansons pop avec une multitude de sons, goûts et styles. L’approche idiosyncratique d’ALASKALASKA a attiré l’attention de Pitchfork, The FADER, Noisey, NME, DIY, BBC Radio 1 et ainsi de suite, et des premières parties avec d’autres camarades hors-genres tels que Alvvays, Cigarettes After Sex, Porches et Nilüfer Yanya ont vite suivi.

La fusion de leurs influences disparates en une pop et jazz oblique donne à leur imminent premier album une impression de tiraillement dans tous les sens au sein d’un groupe qui fonctionne sans limites. Sans rentrer soigneusement dans les cases de l’explosion post-punk qui avait défini leur quartier du sud de Londres il y a quelques années, ou encore la récente émergence d’un underground jazz plutôt tourné vers le futur, ALASKALASKA a évité d’incarner les typicités du coin. La puissance lyrique du premier ainsi que l’attitude languide et free du dernier peuvent se ressentir à travers The Dots, mais ALASKALASKA peignent avec ces influences de leur propre pinceau, comme l’ont fait Björk, Kate Bush, Arca ou Fever Ray avant eux.

ALASKALASKA vont publier The Dots le 3 mai, avant de partir une nouvelle tournée du U.K. en tant que têtes d’affiche – tournée qui comporte un concert chez eux au Omeara le 15 mai.

Releases
Album
THE DOTS
(Marathon Artists)
Le premier album du quintet art pop londonien.
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