Artiste

BLACK HONEY
Biography
Créer un univers « western spaghetti » à partir de guitares hurlantes, de vifs couleurs et des vignettes dignes du cinéma, aucun groupe anglais n’en est comparable, mis à part Black Honey. La révélation a lieu en 2014 avec leur premier hit “Spinning Wheel” - une version de Pulp Fiction ponctuée de cris perçants et de rock. Depuis ils continuent de construire leur propre univers surréaliste. 

En détournant le logo de Coca-Cola pour leur propre contrebande de tee-shirt en créant tout une gamme de merchandising et gardant le contrôle de chaque aspect de leur carrière, Black Honey ont perfectionné le monde indie ces quatre dernières années. Et maintenant, avec leur nouvel album eponyme “Black Honey”, il “rentrent dans la cours des grands” et sont prêts à tout exploser une nouvelle fois. 

Du morceaux auto-tuné “Bad Friends” – une mélodie pop énorme qui sonne comme un mélange de musique industrielle, d’étrangeté et de crasse – au hit riche dans le style de Lana Del Rey qu’est “Blue Romance”, Black Honey, selon Izzy B. Phillips, est un monstre de Frankenstein. 

Black Honey avait cet album finit -ou du moins une version un peu moins complète- sous le coude depuis des années, mais retourner sur les routes avec Royal Blood l’automne dernier donna au groupe un dernier coup de pouce à leur ambition. “Jusqu’à septembre de l’année dernière, nous avions choisi un album,” explique Izzy. “Faire cette tournée Royal Blood… c’était comme se réveiller dans un rêve de David Lynch, ou se dire, merde, mais on peut le faire en fait! Quand nous sommes rentrés chez nous on s’est dit qu’il fallait s’y mettre. Et on a écrit “Midnight”, “Bad Friends”, “What happened to you” et “Into the Nightmare” en l’espace de deux mois. 

“Je savais que j’avais plus à donner en moi, je ne faisais pas semblant,” ajout-elle. “Je veux toucher le cœur de tout le monde.” 

Produit par leur proche collaborateur Seton Daunt et l’extraordinaire batteur de jazz Emre Ramazanoglu, Black Honey ont enregistré leur nouvel album dans différents lieux comme par exemple les Livingston Studios à la Wood Green de Londres, ou encore le studio West Hampstead de Emre Ramazanoglu’s. Izzy quant à elle a enregistré sa voix dans son « minuscule placard ». “Je ne peux pas le faire de manière clinique, avec ces trucs à gros budget. J’ai besoin d’être en pantalon, sur mon canapé, à me reposer,” explique-t-elle. 

Méditant sur l’approche que le groupe a eue pour écrire “Black Honey”, Izzy reconnait que l’assemblage de plusieurs pièces chaotiques est souvent le moyen d’avancer. “Quand j’écris, je suis obligée de regarder des films de manière obsessionnelle en même temps. Je ne peux pas regarder de films en entier, je n’ai pas l’attention nécessaire. Je suis juste là, genre, wow, le ciel est vraiment bleu sur ce plan, je suis obsédée par les mauvais détails. Je regarde des films en boucle -le même des Twin Peaks quelque chose comme ça- et en boucle toute la journée pendant que j’écris. Les images sont filtrées inconsciemment, et je vois le film dans ma tête pendant que j’écris.” 

“Puis j’appuie sur enregistrer et rembobiner,” continue Izzy. “Et ta tête te dira quoi dire. Il y a une contradiction à chaque coin de cet album, à l’image de mon monologue interne qui se contredit lui-même tout le temps. J’essaye de retranscrire ces discussions aussi honnêtement qu’elle me parvienne. Parfois je suis très vulnérable et d’autres fois je suis super puissante,” conclut-elle. “C’est ça être humain”. 

“Je suis dyslexique et j’ai un TDAH (Trouble de Déficit de l’Attention/Hyperactivité)”, ajoute la chanteuse. Le groupe dit toujours que je suis dyslexique du comportement. Mais j’admire assez mon cerveau d’être si diffèrent, et le groupe est tellement soudé et solide que ça fonctionne. Les choses les plus belles sont les plus étranges. Je ne serais rien sans mon groupe. On forme un putain de groupe, on est un squad.” 

“Tom [Dewhurst, batterie] fait le design graphique,” ajoute-t-elle, “Tommy [Taylor, basse] est bon en business, et Chris [Ostler, guitare] s’est occupé de toute la production jusqu’à maintenant. On a vraiment évolué dans un monde où nous avions le contrôle de tout notre art. Mettre ses sentiments dans le monde, c’est la partie difficile.” 

En créant “Black Honey” à partir des brouillons du journal d’Izzy, le but premier du groupe était de créer un album avant tout honnête. “Les gens peuvent le sentir si vous êtes honnête,” affirme Izzy. Le résultat est un voyage dans le monde unique du groupe, chemin sinueux entre “Only Hurts The Ones I love”, “What Happenned to you” (au style frappant des boy’s band des années 80) et l’amoureux fou de “Baby”. 

“Wasting Time” pendant ce temps, ressemble plus au noyau mélodique de Black Honey; un indie classique vu à travers une maison à miroir déformant. Cet album fait beaucoup de détours sur sa route, et le narrateur n’est pas très aimable non plus. Au lieu de ça ils sont complexes, ont des défauts, et par-dessus tout, sont humains.  

“Cet album est à propos du fait de choisir d’être le vilain plutôt que la victime,” dit Izzy. “Dans les comics Marvel, les vilains ont toujours un passé dans lequel ils ont été la victime. Personne ne nait juste méchant, à chaque fois il y a quelque chose qui a merdé,” explique Izzy. “Etre une femme, en plus de ça, c’est pour ça que je suis tellement obsédée par les cow boy. J’adore l’idée de devenir cette femme cow boy méchante qui n’a pas encore existé, vu à travers les yeux de Andy Warhol. Je me suis inventé pour être ce personnage.” 

“Les gens me demandent tout le temps comment j’ai eu cette idée, et bien… j’ai travaillé dans un diner américain,” dit Izzy, faisant référence à un ancien job dans une chaine populaire de restaurant connu pour leur souvenir de Rock Star et les nouveaux badges à épinglés. “D’abord j’étais dans ce diner américain à faire des cocktails. Et ensuite je travaillais à Beyond Retro,” ajoute-t-elle, faisant référence à la boutique iconique vintage. “Et ensuite nous avons formé Black Honey”.

Attendant impatiemment la sortie de “Black Honey”, le groupe compte bien complétement bouleverser le monde qu’ils ont passé 4 ans à construire. Mon leitmotiv avant c’était fuck tout ce qu’il se passe maintenant, rien n’est sincère, je peux pas m’y fier. Aujourd’hui on le déconstruit,” explique Izzy. “Nous n’écoutons pas de la musique moderne pour le plaisir. Nous étudions.” 

“Nous avons passé tellement de temps à construire cette histoire, cette chose indie. Maintenant divisions la en deux.”
Releases
ven. 11/23/2018 Single
CROWDED CITY
(The Orchard)
Un nouveau titre qui accompagne un édition deluxe digitale de leur premier album éponyme.
ven. 09/21/2018 Album
BLACK HONEY
(THE ORCHARD / SONY)
Le premier album éponyme du quatuor rock de Brighton est enfin disponible
ven. 05/04/2018 Single
BAD FRIENDS
(THE ORCHARD / SONY)
Blakc Honey sont enfin de retour avec un nouveau single ravageur Bad Friends
ven. 11/10/2017 Single
DIG
(The Orchard)
Courez découvrir DIG, le nouveau titre de Black Honey, l'un des groupes anglais à surveiller cette année !
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